Atlas de nuit

Édition — 17 x 25 cm — Impression numérique — Textes et graphisme : Maïte Álvarez

Remonter aux origines de la chorégraphie pour y voir une forme de cosmogonie du monde. Mettre à distance la choré de la graphie, pour comprendre ce qui les met en tension. Pour saisir la nature de l’espace entre. Cet espace n’est pas un fossé, mais un écart actif, un espace-substance, comme l’espace entre les corps qui dansent. Comme l’espace de la pensée, comme l’espace négatif entre et derrière ce texte. Comme l’espace au-delà de ce livre. L’espace entre danse et écriture est atmosphérique, il est plein d’invisible, de potentialité permanente, il est infini et élastique.
Il écrit les nuits du monde.

Être Ciel

Performance participative — 45 min — 2020 — Concept & création : Maïte Álvarez — Collaboration : Marion Gassin — Cocréation & performance : Eliane Bertschi, Elena Carvajal, Estelle Czernichowski, Camille Dejean, Sophie Farza, Camille Meyer, Juliette Otter, Leen Van Dommelen — Programmeur : Julien Cheyrezy

" Il y a environ trois cent millions d’années, vivaient les derniers ancêtres communs aux oiseaux et aux êtres humains. C’est l’époque où les terres s’assemblent en un unique continent géant, la Pangée, entourée d’un unique océan géant, Panthalassa. […] "

être ciel est une performance participative où spectateurs et danseurs sont appelés à évoluer simultanément pour composer l’atmosphère d’un paysage chorégraphique commun. Pendant toute la durée du crépuscule, êtres humains et chants d’oiseaux ouvrent un espace de cohabitation où des formes de langage se déploient, dialoguent et migrent sur les corps présents.

À la tombée du jour, les spectateurs sont invités à mettre en lecture et à spatialiser des chants d’oiseaux en se connectant sur une plateforme internet, depuis leurs téléphones agissant en petits haut-parleurs. Les téléphones construisent un paysage sonore dans lequel les oiseaux semblent cohabiter, comme cela pourrait se faire à l’état naturel.

À chaque oiseau correspond un danseur et à chaque chant correspond un langage spécifique qui, par répétition, se transmet, migre et se transforme sur les corps qu’il traverse.

Les sonogrammes - représentations graphiques extraites des chants d’oiseaux - constituent la matière première sur laquelle les danseurs ont composé leurs phrases chorégraphiques. Rappelés par leurs chants, ils se déplacent dans l’espace et communiquent dans un langage qui nous échappe, devenant par instants, le langage d’un unique corps commun.

Une rencontre poreuse s’opère entre les spectateurs, les chants et les danseurs, tous engagés dans ce dispositif commun duquel surgit le paysage fictionnel qui nous immerge jusqu’à la tombée de la nuit.

Noter la danse, danser la notation

Document de recherche — 13,5 x 21 cm — 44 pages — Impression numérique — Strasbourg, 2013

Comment la notation chorégraphique engage-t-elle à la création ? Telle est la problématique posée dans ce document qui, par une analyse de l’œuvre de plusieurs artistes plasticiens et chorégraphes, cherche à révéler comment cette écriture du mouvement devient un réel processus de création. « [La notation] bouleverse, redéfinit, provoque la danse par la dimension plastique qu’elle engendre : la forme questionne l’espace, l’outil graphique questionne le geste, les procédés numériques questionnent la composition. Elle devient alors une nouvelle matière à danser. »

Vibration Choré Graphique

Mémoire de recherche — 14,5 x 23 cm — 130 pages — Impression numérique — Strasbourg, 2012

« Loin d’être une expression linéaire, la danse se compose [...], de strates de signes, de gestes et d’émotions, qui dialoguent dans un espace scénique à travers l’espace du corps. La danse, en tant que langage, implique à travers son expression, l’idée de communiquer et d’échanger avec l’autre, qu’il soit danseur, ou spectateur. Cet échange est régi par des flux d’énergies, de fréquences vibratoires dans l’air, qui se multiplient, rebondissent, se fondent, dans un tout harmonieux. On touche ici à une notion fondamentale de la danse, son essence, qui se caractérise par ce que l’on pourrait nommer vibration : un rayonnement sensible et subtil du danseur exprimant son art, une capacité d’émouvoir, de transmettre des sensations. »

Consultation : http://hear.fr/sites/mmc/vibration-chore-graphique/